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About Confidences sur la cuvette
Les toilettes, ca vous fait sourire? Et pourtant, dès qu'on creuse la question, chacun y va de sa petite anecdote! Au-delà de l'image cocasse qu'elles peuvent véhiculer, les toilettes sont à la fois le symbole de l'intime (où l'on est face à soi-même) et de l'universel (que tout le monde fréquente) . Elles nous semblaient l'endroit idéal et le prétexte insolite pour explorer les frontières entre l’intimité et la vie publique, l’intérieur et l’extérieur, entre l’invité qui se raconte et l’auditeur qui écoute. Dans l’intimité des lieux d’aisance, comme à confesse, chacun laisse libre court à ses réflexions, ses émotions et ses états d’être. Quelle que soit l’histoire, chacun y laisse une trace. Confidences sur la cuvette est un rendez-vous mensuel qui vous propose de tendre une oreille sur des histoires intimes qui abordent des sujets de société qui questionnent, voire cloisonnent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy (https://acast.com/privacy) pour plus d'informations.
- Publisher
- Yasmine Boudaka - Stéphanie Grosjean
- Category
- education · news · society & culture
- Language
- fr
- Explicit
- No
- First episode
- 3 Jan 2020
- Latest episode
- 7 Jan 2021
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7 Jan 2021
Episode #13 - Virginie
Dans ce treizième épisode, l'histoire touchante de Virginie lève le voile sur une facette de l'alcoolisme au féminin, et montre la ténacité qu'il faut pour en sortir. Le récit dur et beau d'une femme qui se bat jour après jour contre cette maladie. L'occasion de rappeler que, bien que socio-culturellement admis, l'alcool est une drogue dure, au même titre que l'héroïne, la cocaïne, etc. Avec cette particularité que l'assuétude s'immisce très progressivement dans la vie du consommateur, déguisant la toxicité du produit sous l'illusion de la coolitude et de la convivialité. Si les chiffres du dernier rapport de l'OMS sur la santé et l'alcool (https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/274603/9789241565639-eng.pdf?ua=1) (2018) montrent que 3 millions de personnes sont mortes dans le monde en 2016 à cause de l'alcool (= 5,3% des décès dans le monde, soit une mort sur 20), ils montrent aussi une proportion supérieure d'hommes par rapport aux femmes : 3 hommes en meurent "contre" 1 femme en 2016. Pourtant, même s'il reste encore tabou, l'alcoolisme des femmes est en augmentation. Comme les jeunes, elles sont la nouvelle cible des alcooliers et se voient attirées par un marketing pensé pour elles : des packagings plus sobres et élégants qui rendent cool la femme active moderne, et incite la cadre supérieure et/ou mère de famille stressée à décompresser entre copines avec son verre de Chardonnay. Alors qu'on attribue un côté forcément convivial à la consommation d'alcool chez l'homme, lui permettant de se déstresser voire de dépasser une certaine timidité dans certains contextes, la consommation d'alcool par les femmes reste toujours aussi mal vue : la femme qui boit perd son statut de femme respectable ou de "bonne mère", "ne sait pas se tenir", parce que " si elle voulait vraiment arrêter elle le pourrait". Résultat? Les femmes qui boivent se cachent et, muettes et honteuses, tardent à consulter ou à trouver de l'aide. Pour Nicou, membre depuis 25 ans chez les Alcooliques Anonymes en Belgique, "on voit de plus en plus arriver des femmes forts abîmées et très jeunes. Leur consommation d'alcool s'apparente de plus en plus à celle des hommes (fête/binge drinking) et cohabite avec le profil plus "classique" de la femme en recherche d'évasion qui boit chez elle par solitude et/ou dépression. Dans cet article de Libération (https://www.liberation.fr/france/2021/01/03/les-femmes-qui-ont-des-problemes-d-alcool-ne-sont-pas-celles-que-l-on-croit_1810217), Fatma Bouvet de la Maisonneuve, psychiatre et addictoloque, explique que "l'alcoolisme au féminin est devenu un problème majeur qui concerne souvent un public instruit et très diplômé". Elle précise qu'il y a souvent des terrains à risque, des antécédents de maltraitance générale qui pèsent très lourd." Chez les AA (https://alcooliquesanonymes.be/), ce mouvement new-yorkais initié il y a 80 ans par deux médecins au passé bien imbibé, on croit dur comme fer que seul un alcoolique peut comprendre un alcoolique, qui par l'exemple, le partage, le soutien, l'amitié, peut l'aider à trouver la force en lui nécessaire à son rétablissement. Le credo : un jour à la fois, ne pas prendre le premier verre. Longtemps connoté à la religion protestante, le mouvement fut longtemps méprisé par le corps médical. Depuis 30 ans en Belgique, "petit à petit les médecins se sont ouvert et la plupart considèrent que les AA sont quelque part le SAV d'une cure et un volet important pour tenir dans la durée. Depuis la crise Covid, même si les membres étaient peruds au début, on constate que notre programme et nos réunions virtuelles permettent clairement de tenir le cap et de surmonter l'isolation du confinement", précise encore Nicole. Anonyme, et c'est ce qui fait sa force, le mouvement ne tient aucune statistique de réussite ou de rechute. Et parce que l'alcool touche tous les proches de l'alcoolo dépendant, les AA évoluent depuis des années en parallèle au mouvement Al - Anon (https://www.al-anon.be/), "une fraternité dont les membres sont anonymes et composée de parents et d’amis d’alcooliques qui se réunissent pour partager leur expérience, leur force et leur espoir, afin de résoudre leurs problèmes communs". Pour rappel, l'alcoolisme est une maladie, une dépendance. Les proches ne peuvent être des soignants, mais des accompagnants. Pour approfondir la questions, quelques sources intéressantes : > L’alcoolisme au quotidien : de la consommation agréable à la dépendance, du docteur Geibe, alcoologue réputé en Belgique dévoué à la prévention auprès des jeunes et des parents. Editions Seli Arslan > Femmes face à l'alcool, résister et s'en sortir, de Fatma Bouvet de la Maisonneuve, Odile Jacob. > Chérie, dis-moi, pourquoi tu bois?, livre-témoignage de Pierre D. aux éditions La boite de Pandore Nous avons pris beaucoup de plaisir à questionner ce tabou; merci à Virginie pour sa confiance. N'oubliez pas : vous pouvez faire partie de l'aventure des Confidences sur la cuvette (http://www.confidencesurlacuvette.be/) et soutenir notre travail indépendant en déposant une petite pièce tous les mois dans notre cagnotte Tipeee. (https://en.tipeee.com/confidences-sur-la-cuvette) Grâce à vous, on peut continuer à vous informer sur des sujets de société tabous, au travers de témoignages intimes. A bientôt! Stéphanie et Yasmine Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy (https://acast.com/privacy) pour plus d'informations.

3 Dec 2020
Episode #12 - Ricardo
Dans ce 12e épisode des Confidences, place au témoignage de Ricardo, 40 ans, né dans une #secte dans laquelle il a passé la moitié de sa vie. Une histoire forte et courageuse, qui explore les confins de notre chère liberté de pensée, explique les croyances et leurs déconstructions, et insuffle l’espoir d’une société plus juste. Rencontrer Ricardo, c’est prendre le temps. Le temps de comprendre ce qui se cache sous cette carapace forte et souriante. C’est prendre le temps d’écouter le récit humble et éprouvant d’un enfant qui a grandi sans repères cohérents. Le premier contact ? Un post sur la page Facebook du Brussels podcast Club, par lequel Ricardo cherchait un « Podcast Host » pour recueillir son histoire : « Mon intérêt personnel c'est de sortir cette histoire de ma tête sous la forme d'une archive utile à la société et toutes les personnes se sentant concernées par les problématiques universelles que cette histoire soulève. » Il nous a fait confiance et s'est replongé dans ses souvenirs, assis sur la cuvette. Ces derniers mois étaient plus agités dans la vie de Ricardo. En cause, en ce début décembre, le procès contre Robert Spatz et la secte OKC (Ogyen Kunzang Chöling) qui attend son dernier verdict en cours de cassation, à Liège. Un procès long de 23 ans qui touche à sa fin, après plusieurs rebondissements depuis les premières perquisitions en 1997 rue de Livourne à Bruxelles, et au sein du monastère de la secte, dans le sud de la France, au domaine du Château de Soleils. Là où la communauté élevait ses enfants, alors que leurs parents travaillaient dans les magasins, restaurants et entreprises de la secte en Belgique. Robert Spatz est alors accusé de nombreux méfaits : extorsion, faux et usages de faux, blanchiment d’argent, traite des êtres humains, séquestration et non-assistance à personne en danger. Plus tard, viennent s’ajouter des accusations d’abus sexuels et de viols. Depuis 2015, une vingtaine d’enfants d’adeptes, dont Ricardo, ont créé un crowdfunding pour trouver un avocat et se constituer parties civiles pour réclamer justice. Pour suivre leur combat : https://okcinfo.news/ (https://okcinfo.news/). Et si vous voulez en savoir plus sur l’affaire en question, n’hésitez pas à regarder le reportage que l’équipe de Devoir d’enquête (RTBF) a consacré à la secte "OKC : Les enfants oubliés" (https://www.rtbf.be/auvio/detail_okc-les-enfants-oublies?id=2068670), il y a tout juste 5 ans. On y prend la mesure du développement d’une secte tentaculaire, en toute discrétion en plein centre de Bruxelles, durant 20 ans. La Belgique, ce Wild Wild Country (https://www.telerama.fr/television/wild-wild-country,-une-plongee-saisissante-dans-la-secte-qui-a-fait-trembler-les-etats-unis,n5673722.php) ? Ce Jeudi 2 décembre, la cour de cassation a rendu son verdict : Le gourou belge écope de 5 ans de prison avec sursis (https://plus.lesoir.be/341350/article/2020-12-02/secte-okc-le-gourou-belge-ecope-de-cinq-ans-de-prison-avec-sursis). Reste qu'il a encore un mois pour un pourvoi en cassation. Sur le mur Facebook de Ricardo, on pouvait lire ce jeudi : "La chose qui me fait vraiment le plus plaisir et qui signe cette victoire c'est ces vies qui changent et qui à partir de ce soir pourront regarder derrière elle en étant fière d'avoir survécu, d'avoir parlé et d'être sur les routes de la résilience avec depuis ce jugement, un poids en moins à porter. Car si l’histoire de Ricardo soulève un immense dossier judiciaire qui semble inextricable, il soulève aussi la question de la reconstruction psychique, à la sortie de cette prison pourtant dépourvue de barreaux. Comment une douce utopie hippie bouddhiste basée sur la bienveillance se transforme en une secte malfaisante? Comment tombe-t-on sous emprise ? Comment on s’en sort ? Comment on s’extirpe de la manipulation, « ce mal invasif qui s’infiltre dans la moindre de vos pensées, le moindre de vos comportements, la moindre de vos cellules », comme l’explique Ricardo ? Comment retrouver sa liberté de pensée ? Et comment aider une personne pour laquelle, peut-être, l’on s’inquiète ? Sur le site d’Aviso, une association belge d’aide aux victimes des sectes (http://www.aviso-asbl.be/index.php/fr/trouver-de-l-aide/conseils-pratiques), on trouve entre autres, des conseils et des repères pour les proches de victimes. Il existe aussi le Service d’Aide aux victimes d’emprises et de comportements sectaires, au sein d’un planning familial situé à Forest (savecs@centrearconi.be) (mailto:savecs@centrearconi.be)). Alors qu’on pense ces « histoires de sectes » bien loin de nous tant elles sont discrètes, début septembre, une nouvelle enquête de la RTBF, #Investigation (https://www.rtbf.be/auvio/detail_investigation?id=2678383), dévoilait un état des lieux bien mitigé : une quinzaine de communautés suspectées d’être sectaires et une justice et des institutions bien en peine pour les démanteler. C’est le constat malheureux que fait aussi le Centre d’informations et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles (CIAOSN (https://www.ciaosn.be/)), une sorte d’Observatoire des sectes créé en 1998, suite aux recommandations de la commission d’enquête parlementaire. A l’heure Covid où les esprits confinés s’échauffent, où les croyances rassurent autant qu’elles opposent, où l’incertitude chamboule et malmène nos esprits critiques, partager l’expérience de vie de Ricardo est pour nous une manière de célébrer la liberté et l’indépendance, celles des pensées et des actions. Plus que jamais, gardons l’esprit ouvert ! On tient à remercier chaleureusement les derniers tipers Claire, Shadia, Mai, Pascaline et Marie-Angélique pour leur soutien financier via notre cagnotte Tipeee (https://bit.ly/2A9wDqY)! Grâce à votre aide, nous pouvons continuer un peu plus loin l'aventure, explorer de nouvelles confidences et, on l'espère, mettre un peu de beau au coeur. Votre aide soutient aussi l'indépendance de notre travail. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy (https://acast.com/privacy) pour plus d'informations.

5 Nov 2020
Episode #11 - Dimitri
Touche pas à mes couilles? Eh bien si, justement messieurs, dans cette onzième confidence qui recueille le témoignage de Dimitri, stérile par choix, il est question d’y toucher, à vos bourses. On parle #vasectomie, #reproduction, #masculinité, contraception… et #égalité de genres. Un débat qui se joue aussi sous la ceinture ! La vasectomie. Cette petite opération commence à faire parler d’elle, sortant timidement de son tabou. En février 2020 se tenait un premier colloque belge sur la contraception masculine, « Focus sur les couilles ». Et la vasectomie a désormais sa journée mondiale, le 13 novembre, depuis que l’Américain Doug Stein, urologue de son état, a décidé de mieux faire connaître les avantages de cette technique de stérilisation masculine : relais à la contraception, planification des naissances. L’an dernier, il aurait déclaré : « En prenant leurs responsabilités dans la planification familiale, les hommes deviennent des héros pour leurs partenaires, leurs familles, et notre avenir »… Oui, bon, tout de suite les grands mots ! Petit galet dans la mare : est-ce qu’on ne pourrait pas juste considérer que le fait que les hommes réfléchissent à « prendre leur part » dans la contraception, osent poser un regard différent sur leur sexe… semble aller de soi ? L’évidence ne fait pas l’unanimité. Aujourd’hui, même si la stérilisation volontaire convainc de plus en plus d’hommes (11 000 en Belgique en 2018, dont 1/4 dans le sud et 3/4 dans le Nord du pays), il reste difficile pour la gente masculine « d’envisager la question de la vasectomie comme une question débarrassée de tous ses symboles », comme le constate Dimitri. Symbole de virilité, de force, de puissance et de domination… jusqu’ici, tout va bien pour le pénis. Il profite d’une #culture #patriarcale faisant de lui une sorte d’objet sacré intouchable. Tellement intouchable qu’encore aujourd’hui, on n’envisage pas naturellement d’emmener notre ado mâle chez un gynéco pour que, comme sa sœur, il puisse « apprivoiser la bête », comprendre la contraception, les relations sexuelles, et réfléchir à ce qu’il veut pour lui. Black out complet. Ce manque d’information et de prise en charge dessert les hommes, évidemment, mais a surtout des répercussions directes sur les femmes : depuis la pilule dans les années 60, la reproduction et donc la contraception restent la responsabilité mentale, financière et physique des femmes (à 67%). Et alors que le préservatif et la stérilisation sont les seules solutions de contraception masculine en Belgique, les femmes ont aujourd’hui accès à une dizaines de méthodes aux effets secondaires allant de légers... à mortels. La science et les mentalités avançant, le chibre pourrait peu à peu perdre de sa superbe. L’opération ? Elle est simple et contrôlée. C’est Dimitri qui l’explique le mieux : « Une opération en clinique de jour, sous anesthésie locale la plupart du temps. On fait une petite incision dans le scrotum, la bourse, et on va chercher le canal qui va du testicule à la prostate, c’est le chemin que prennent les spermatozoïdes pour aller jusqu’au liquide séminal, le sperme. Ce petit canal, on y met deux clampes, deux petites pinces en titane et ensuite on remet le canal dans le scrotum, on fait un ou deux points de suture, on passe de l’autre côté et c’est fini. Ca dure entre 10 et 15 min par côté et puis c’est fini. Médicalement, c’est un geste simple. Peu de risque de complications et un geste qui n’a pas de conséquence hormonale. Ce qui est particulier, c’est qu’au fil des années, comme le corps enregistre que les spermatozoïdes sont produits mais ne servent plus, il finit par en produire de moins en moins. C’est pour ça que l’opération inverse, la #vasovasectomie, est une opération très aléatoire. On dit que la vasectomie est réversible… oui mais : si on la fait après quelques années, le risque c’est que la qualité des spermatozoïdes ait diminué et leur quantité aussi. » D'autres techniques de contraception masculine sont à l'étude, comme la méthode thermique qui consiste à augmenter la température des testicules grâce à un "slip chauffant" pour stériliser les spermatozoïdes, ou comme une contraception hormonale par injection hebdomadaire ou... la #pilule, qui peine à être mise sur le marché en raison des effets secondaires qu'elles provoque : acné, migraine, changement d'humeur, modification de la libido... soit les mêmes ou à peu près que ceux de la pilule féminine. Hum. Intrigué par la sujet ? Envie d’en parler au sein de votre couple ou autour de vous ? N’hésitez pas à faire un tour sur ce dossier « Contraception masculine : l’affaire est dans le slip » (https://www.alterechos.be/longform/1016594200/), rédigé par la magazine Alter Echo (https://www.alterechos.be/) au printemps dernier et accessible gratuitement. Découvrez aussi le documentaire réalisé par Dimitri : "Choisir, et après. la vasectomie en question", disponible à l'écoute ici (https://www.rtbf.be/lapremiere/emissions/detail_par-oui-dire/accueil/article_choisir-et-apres-la-vasectomie-en-toute-connaissance-de-cause?id=10445856&programId=272) Nous on a pris beaucoup de plaisir à questionner ce tabou en compagnie de Dimitri (merci encore à lui!), pour mieux comprendre les enjeux qui se jouent dans nos sous-vêtements! N'oubliez pas : vous pouvez faire partie de l'aventure des Confidences sur la cuvette (http://www.confidencesurlacuvette.be/) et soutenir notre travail indépendant en déposant une petite pièce tous les mois dans notre cagnotte Tipeee. (https://en.tipeee.com/confidences-sur-la-cuvette) Grâce à vous, on peut continuer à vous informer sur des sujets de société tabous, au travers de témoignages intimes. A bientôt! Stéphanie et Yasmine Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy (https://acast.com/privacy) pour plus d'informations.
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