Café Cash : 1 café, pas de filtres, 30 minutes pour trancher. Un micro, une question brûlante, un·e invité·e (ou seule) pour déployer une opinion tranchée. OU PAS. Entre clash, confession et culture, ce format court secoue les idées reçues, avec style. Inspiré du format culte "Subway Takes". Partage des hots takes en commentaire que j'y réponde. 🎙️ Un podcast pop, engagé et spontané à écouter en scrollant, en marchant. Camille Laurens est journaliste. Elle travaille pour ARTE, France TV Slash, Nylon France. Invité·e·s de Café C(L)ash: Yugnat 999, Marine Leonardi, Swann Périssé, Mehdi Maizi

Café Cash - Quel est ton Take ?
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Podcast Overview
Café Cash : 1 café, pas de filtres, 30 minutes pour trancher. Un micro, une question brûlante, un·e invité·e (ou seule) pour déployer une opinion tranchée. OU PAS. Entre clash, confession et culture, ce format court secoue les idées reçues, avec style. Inspiré du format culte "Subway Takes". Partage des hots takes en commentaire que j'y réponde. 🎙️ Un podcast pop, engagé et spontané à écouter en scrollant, en marchant. Camille Laurens est journaliste. Elle travaille pour ARTE, France TV Slash, Nylon France. Invité·e·s de Café C(L)ash: Yugnat 999, Marine Leonardi, Swann Périssé, Mehdi Maizi
Language
🇫🇷
Publishing Since
4/29/2025
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Recent Episodes

June 13, 2026
Pourquoi vos enfants ne devraient jamais être sur vos réseaux sociaux
<p>On protège nos enfants dans la rue. Pourquoi les expose-t-on à des milliers d'inconnus sur Internet ?</p><p>Ceci est un extrait de la version longue du podcast disponible sur toutes les plateformes. Tu y trouveras beaucoup de réponses à tes questions. Ou pas.</p><p>Dans ce take, on rencontre Juliette Podkatz, créatrice de contenu et observatrice attentive de nos usages numériques, qui s'attaque à une pratique devenue presque banale : exposer ses enfants sur les réseaux sociaux.</p><p>Photos du quotidien, moments de vie, anniversaires, colères, réussites, premiers pas, premières rentrées… Aujourd'hui, certains enfants possèdent déjà une véritable identité numérique avant même de savoir lire, écrire ou comprendre ce qu'est Internet.</p><p>Et c'est précisément ce qui inquiète Juliette.</p><p>Pour elle, le problème n'est pas seulement la surexposition. C'est avant tout la question du consentement. Peut-on réellement publier la vie d'une personne qui n'est pas en mesure de comprendre les conséquences de cette exposition ? Peut-on construire une présence numérique pour quelqu'un qui n'a jamais eu la possibilité de dire oui ou non ?</p><p>Car contrairement à une photo de famille rangée dans un album, Internet n'oublie jamais vraiment. Une image publiée aujourd'hui peut être copiée, détournée, partagée ou réapparaître des années plus tard sans aucun contrôle.</p><p>Juliette rappelle aussi que les enfants ne sont pas des contenus. Pourtant, les réseaux sociaux poussent parfois à transformer chaque moment intime en publication, chaque souvenir en performance, chaque émotion en engagement.</p><p>Derrière les likes et les vues se pose alors une question plus large : à qui appartient l'image d'un enfant ?</p><p>Elle interroge également notre rapport à la parentalité à l'ère des réseaux. À partir de quel moment partage-t-on un souvenir ? À partir de quel moment expose-t-on une personne ?</p><p>Sans juger les parents, Juliette invite surtout à réfléchir aux conséquences à long terme de choix faits aujourd'hui pour des individus qui devront vivre avec demain.</p><p>Parce qu'un enfant grandit. Et qu'il découvrira peut-être un jour que toute son enfance était déjà en ligne avant même qu'il ait pu choisir ce qu'il voulait montrer de lui-même.</p><p>Un take qui questionne la frontière entre partage, protection et respect de l'intimité à l'heure où tout semble devoir être publié.</p><p>Et toi, publierais-tu toute ton enfance sur Internet si tu pouvais revenir en arrière ?</p><p>Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force ❤️</p><p>Merci à @so.cotten</p><p>Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.</p>

June 8, 2026
Tu n'es pas assez asiatique : le problème que vivent beaucoup de métis
<p>Le racisme, ce n'est pas seulement être rejeté. Parfois, c'est passer sa vie à devoir prouver qui l'on est.</p><p>Dans ce take, on rencontre Odah, humoriste, qui revient sur une phrase qu'il a entendue toute sa vie : « Mais t'es vraiment asiatique ? » Une question qui paraît anodine, presque innocente, mais qui finit par raconter quelque chose de beaucoup plus profond : le sentiment que son identité doit constamment être validée par les autres. Parce que lorsqu'on est métis, les gens ont souvent une étrange tendance à vouloir décider à votre place de ce que vous êtes. Pas assez asiatique pour certains. Pas assez arabe pour d'autres. Pas assez ceci. Trop cela. Comme si l'identité était un examen permanent que l'on devait réussir devant le regard des autres.</p><p>Odah raconte la difficulté de grandir entre plusieurs cultures sans toujours trouver sa place. Cette sensation d'être à la fois partout et nulle part. De naviguer entre plusieurs héritages sans avoir l'impression d'appartenir totalement à l'un d'entre eux. Un sentiment que connaissent beaucoup de personnes métisses, mais aussi toutes celles et ceux qui ont déjà eu l'impression de ne pas correspondre à l'image qu'on attendait d'eux.</p><p>À travers son histoire personnelle, mais aussi celle de sa mère, Odah évoque un sujet encore trop peu abordé : le racisme anti-asiatique. Un racisme souvent banalisé, parfois même invisibilisé. Les blagues sur les yeux, les imitations d'accent, les clichés sur la nourriture, les capacités scolaires ou les comportements supposés des personnes asiatiques continuent souvent d'être perçus comme de l'humour alors qu'ils participent à construire un climat d'exclusion bien réel. Ce qui le frappe, c'est que beaucoup de ces comportements restent encore socialement acceptables. Comme si certaines communautés pouvaient encore servir de terrain de jeu collectif sans que personne ne s'interroge vraiment sur les conséquences.</p><p>Mais son expérience ne s'arrête pas là. Parce qu'une grande partie de sa vie, les gens l'ont perçu comme « plus arabe » qu'asiatique. Et ce regard extérieur lui a fait découvrir une autre forme de racisme, d'autres préjugés, d'autres exclusions. Comme si son identité changeait selon la personne qui le regardait. Comme si les autres lui attribuaient constamment une histoire, une origine ou une appartenance avant même de prendre le temps de lui demander qui il était réellement.</p><p>Aujourd'hui, Odah raconte comment il est en train de se réapproprier son histoire. De récupérer une identité qu'il a longtemps eu l'impression de devoir défendre plutôt que simplement vivre. Un take sur le métissage, le racisme, l'appartenance, les héritages multiples et cette question universelle : qui a le droit de dire qui nous sommes ?</p><p>Et toi, est-ce qu'on t'a déjà fait sentir que tu n'étais pas assez quelque chose ?</p><p>Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force ❤️ Merci à @so.cotten Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.</p>

June 1, 2026
"Le masculin l'emporte sur le féminin" : la règle qu'on nous a apprise sans jamais nous expliquer pourquoi
<p>Vous l'avez répétée des centaines de fois en classe. Vous l'avez écrite dans des dictées, appliquée dans des rédactions, intégrée comme une évidence. Et pourtant, vous ne l'avez probablement jamais remise en question. "Le masculin l'emporte sur le féminin." Trois mots présentés comme une règle neutre, logique, indiscutable. Mais une règle n'est jamais neutre. Elle dit toujours quelque chose sur ceux qui l'ont écrite.</p><p>Dans cet épisode, Noémie de Lattre prend cette phrase à bras-le-corps. Autrice, metteuse en scène, créatrice de contenus et figure engagée du féminisme contemporain, elle décortique ce que ces quelques mots banals révèlent de nos structures de pouvoir, de nos représentations collectives, et de la manière dont une langue peut, silencieusement, décider qui existe et qui disparaît.</p><p>Parce que la langue ne se contente pas de décrire le monde. Elle le construit. Et quand on apprend à un enfant que le masculin englobe le féminin, on lui apprend aussi, sans le dire, que le masculin est la norme et que le reste est l'exception.</p><p>Noémie raconte comment cette règle, répétée dès l'enfance, finit par structurer nos imaginaires bien au-delà des cours de français. Comment elle installe l'idée que le masculin est central, dominant, universel, et que le féminin existe en marge, en supplément, ou par défaut. Une hiérarchie symbolique qui se retrouve dans nos représentations sociales, culturelles et politiques, souvent sans qu'on s'en rende compte.</p><p>Elle explique pourquoi les mots comptent vraiment. Pourquoi une langue qui dit "l'homme" pour désigner l'humanité entière participe à invisibiliser les femmes, les personnes non binaires, et toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans ce masculin soi-disant universel. Ce n'est pas une question de sensibilité ou de mode. C'est une question de pouvoir, de reconnaissance, de place accordée dans le récit collectif.</p><p>L'épisode aborde aussi l'écriture inclusive, non pas comme une tendance ou une injonction, mais comme une réponse consciente à ces mécanismes. Une tentative de réparer, de rendre visible, de nommer ce qui a longtemps été effacé. Un outil imparfait, contesté, parfois mal compris, mais profondément politique, qui pose une question simple : qui a le droit d'être nommé, et comment ?</p><p>Un échange dense, engagé et accessible, qui invite à regarder nos mots autrement et à comprendre ce qu'ils disent de nous. Parce que changer la langue, c'est peut-être commencer à changer le monde.</p><p>Café Cash, c’est quoi ? Un podcast court, pop, lucide et engagé, qui donne la parole à celles et ceux qui pensent à voix haute, dans un café, un PMU, un bar ou un bistrot. Pas d’interview classique. Pas de débat de plateau. Juste un micro tendu à des voix singulières qui bousculent les récits dominants et redonnent du sens à ce qu’on croit savoir. </p><p>Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.</p>
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