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Festival Film de Société de Royan

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by Armel Toucour

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Podcast Overview

Depuis 2021, le Festival du Film de Société de Royan propose chaque année pendant cinq jours des films en version originale, des débats, des rencontres avec des réalisateurs et des comédiens. Soutenu par des partenaires privés et publics, il s'ancre chaque année un peu plus sur le territoire Royan Atlantique et attire un public toujours plus nombreux. Mais qu'est-ce qui pousse des gens à créer un tel événement en province ? Qu'est-ce qui fait courir les bénévoles, les programmateurs, les jurés lycéens, les spectateurs à 9h du matin ? Et qu'est-ce que le cinéma dit de nous, de notre époque, de nos combats ? Ce podcast vous emmène dans les coulisses de la cinquième édition, à la rencontre de ceux qui font le festival — et de ceux qui le vivent. Des grands noms aux voix anonymes, des salles obscures aux couloirs du Thalazur, il raconte un cinéma qui résiste, qui questionne, qui rassemble. Parce qu'à Royan comme ailleurs, voir autrement, c'est déjà un combat.

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🇫🇷

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3/21/2026

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Episode thumbnail for Né libre (bonus Abd Al Malik)

March 23, 2026

Né libre (bonus Abd Al Malik)

## Bienvenue dans le podcast dédié au Festival du Film de Société de Royan. ### A l'affiche, l'humain dans tous ses états. Entre histoire d'amour, histoire de famille, histoire de combat. Je m'appelle Armel Toucour et je suis allée dans les coulisses du festival à la rencontre de celles et ceux qui le mettent en scène. Un festival porté par l'association "Royan fait son cinéma" et hébergé au cinéma Le Lido à Royan. ### Épisode Bonus — Né libre. Entretien public avec Abd Al Malik : la voie d'Abd Al Malik en intégralité. Après la projection de Furcy, né libre, un entretien public animé par Jimi Andréani — sur le film, sur l'art, sur la France, sur la liberté. Un moment rare, dense et généreux. **Un artiste aux multiples facettes** C'est grâce aux élèves du lycée professionnel de l'Atlantique, membres du jury jeunesse, que j'ai pu rencontrer Abd Al Malik. Cet épisode bonus lui est entièrement consacré : il rassemble l'entretien public qui a suivi la projection de "Furcy, né libre", animé par Jimi Andréani sur scène, et les échanges qui ont suivi avec le public. Abd Al Malik se définit lui-même comme un "raconteur d'histoires" dont le liant est la poésie. **Le cinéma comme responsabilité** Abd Al Malik répond à ma question sur la capacité du cinéma à réenchanter le monde : non seulement il peut, mais il doit. Le cinéma partage avec la musique une puissance d'accès instantané — là où la littérature suppose le goût préalable de la lecture, le cinéma et la musique travaillent directement les imaginaires. Cette immédiateté crée une responsabilité : les sujets traités, la manière de les traiter, tout cela infuse dans les gens et oriente leurs actes. Le film Furcy, né libre s'inscrit dans ce projet, prolongé par l'album Furcy Héritage, réalisé avec son acolyte Mateo Falcone, réunissant Soprano, Youssoupha, Oxmo Puccino, Lino Martyrs, Benjamin Epps, Juste Shani et d'autres. **L'heure est grave — et le film arrive au bon moment** Interrogé par Jimi Andréani sur le momentum de ce film dans sa carrière, Abd Al Malik est direct : l'heure est grave. Pas comme une formule introductive, mais comme un constat. Il voit des gens croire qu'une pensée extrême peut être une solution, alors que l'Europe a connu la Shoah et la Seconde Guerre mondiale. Dans ce contexte, revenir à l'histoire de Furcy, c'est revenir aux origines de ce qu'est la France — un pays de droit et de justice — et appeler à ne pas perdre son âme. Pour lui, l'histoire ne se répète pas, mais elle rime. **Furcy, c'est moi — l'éducation comme acte de résistance** Abd Al Malik revient sur le sens profond du film : si Furcy n'avait pas appris à lire et à écrire en secret, rien n'aurait été possible. Et lui-même, sans l'accès au savoir, à la culture, à l'école, ne serait pas là ce soir. Il appelle à "remettre à nouveau sexy l'intelligence" face à ce qu'il nomme l'"abêtissement général" — un divertissement excessif qui, comme dans les régimes autoritaires, détourne du savoir et de la connaissance. Le film a d'ailleurs été conçu pour être accompagné d'un dossier pédagogique et projeté en séances scolaires dès la classe de quatrième. **La question raciale, arbre qui cache la forêt** Abd Al Malik raconte une projection du film à des jeunes de Seine-Saint-Denis, dans le cadre du festival Ciné Banlieue. Face à leurs réflexions sur "les Blancs", il leur a répondu : le vrai sujet, sous la question raciale, c'est la lutte des classes. L'esclavagisme et le capitalisme sont nés en même temps, le premier produit mondialisé était l'esclave, et le capitalisme est toujours là. L'opposition noir/blanc, c'est l'arbre qui cache la forêt — un instrument pour opposer des gens qui ont en réalité un destin commun. "Il y a de plus en plus de milliardaires, et de plus en plus de gens dans des difficultés incroyables. Quel est notre projet de vie, si ce n'est de consommer?" **Le film comme outil de réconciliation, la France comme projet** Pour Abd Al Malik, "Furcy, né libre" est avant tout un outil de r

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March 22, 2026

Une respiration nécessaire

## Bienvenue dans le podcast dédié au Festival du Film de Société de Royan. ### A l'affiche, l'humain dans tous ses états. Entre histoire d'amour, histoire de famille, histoire de combat. Je m'appelle Armel Toucour et je suis allée dans les coulisses du festival à la rencontre de celles et ceux qui le mettent en scène. Un festival porté par l'association "Royan fait son cinéma" et hébergé au cinéma Le Lido à Royan. ### Épisode 5 — Une respiration nécessaire Cérémonie de clôture, bilans à chaud et derniers mots de ceux qui font le festival : cet épisode final rend hommage à toutes les forces vives — artistes, bénévoles, organisateurs, jury — qui ont fait de cette cinquième édition une respiration nécessaire. **Le cinéma comme espace de resocialisation** L'épisode s'ouvre sur une spectatrice qui témoigne avec émotion : traversant une période difficile, elle s'était repliée sur elle-même. Le cinéma lui a permis de resocialiser en douceur — être dans une salle, entourée de gens, sans l'obligation d'interagir. "Et ça a marché." Une image forte qui dit, en quelques mots, pourquoi un tel festival est bien plus qu'un événement culturel. **La cérémonie de clôture : un bilan en chiffres et en applaudissements** J'assiste à la cérémonie de clôture au Lido. Brigitte Longueville, présidente de l'association, souligne d'emblée la grande qualité de la sélection de cette cinquième édition — une sélection que certains journalistes présents ont confié envier. Elle annonce les chiffres : un record de 1 854 spectateurs sur la seule journée du vendredi, pour un total estimé entre 8 000 et 9 000 spectateurs sur l'ensemble du festival, scolaires compris. Jimi Andréani confirme : les entrées ont explosé, les gens sont ravis, c'est "que du bonheur". **Yazid Manou,** attaché de presse national du festival, se réjouit d'avoir décroché la couverture du site Le Bleu du Miroir, avec le journaliste Thomas Périllon venu de Paris pour toute la semaine, et d'avoir fait de Télérama un partenaire du festival pour la première fois. **Laurence Lega,** coordinatrice générale du festival côté Rencontres du Sud, présente l'étendue de son travail : communication tous azimuts (papier, réseaux, presse, mairies), gestion des inscriptions professionnelles, logistique du jury, accueil des équipes de films, mise en place technique au cinéma. Basée en Île-de-France, elle travaille pour les Rencontres du Sud depuis leur création il y a quinze ans, et intervient également au festival d'Arras et au Festival de Cannes. Pour elle, ce qui distingue Royan, c'est l'attachement des gens à leur territoire — un désir de le défendre et de le faire rayonner qui se ressent immédiatement. Elle observe aussi que le public qui n'était pas là à 9h du matin les premières années est désormais au rendez-vous : "On a proposé, il a choisi." **Les artistes du festival : Thibault Stipal et Kael** Jean-Luc Brunet rend hommage aux artistes locaux qui accompagnent le festival depuis ses débuts. Thibault Stipal, photographe, capte depuis la première édition les portraits des équipes de films, du jury, des réalisateurs et des comédiens. Il expose ses photos dans les couloirs du cinéma chaque année, les visages de l'édition précédente accueillant les festivaliers de la suivante. Pour lui, travailler pour ce festival à Royan, sa ville natale où il s'est réinstallé, est une forme d'engagement : "Je suis d'autant plus fier de le faire ici." **Kael (Michael Fleury),** peintre et sculpteur, signe pour la troisième année consécutive l'identité visuelle du festival. L'aventure a commencé dans l'urgence — deux mois pour créer une toile, la photographier et décliner toute la campagne — mais la rencontre avec Brigitte et l'équipe a suffi à le convaincre. Ses affiches mêlent l'architecture locale, l'humain et le cinéma : "Festival du film de société, ça m'a parlé direct." Il a sa galerie et son atelier à Saint-Palais-sur-Mer. **Les créateurs des trophées : l'Atelier Kazehana & Tuillière** Harumi Kazehan

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March 22, 2026

Un cinéma engagé

## Bienvenue dans le podcast dédié au Festival du Film de Société de Royan. ### A l'affiche, l'humain dans tous ses états. Entre histoire d'amour, histoire de famille, histoire de combat. Je m'appelle Armel Toucour et je suis allée dans les coulisses du festival à la rencontre de celles et ceux qui le mettent en scène. Un festival porté par l'association "Royan fait son cinéma" et hébergé au cinéma Le Lido à Royan. ### Épisode 4 — Un cinéma engagé Un film de Raoul Peck "Orwell, 2+2=5" qui boulverse, un réalisateur qui arrive en trombe dans un pick-up rouge, et les coulisses d'un festival né d'une passion : cet épisode explore ce que le cinéma engagé fait à ceux qui le voient, à ceux qui le portent et à ceux qui ont choisi d'en faire leur vie. **2+2=5** Je sors de la projection du documentaire Orwell 2+2=5 de Raoul Peck, abasourdie. J'échange avec une spectatrice à la sortie : elle est bouleversée, cherche ses mots, dit qu'il faut "digérer". Elle sent que le film appelle à une prise de conscience collective — pas à une réaction individuelle, mais à un sursaut d'ensemble. Jean-Luc Brunet, lui aussi marqué, souligne que la salle était pleine et le public vraiment touché. Il fait le lien avec le discours d'Abd Al Malik la veille : la culture est un pouvoir, presque politique, qu'il faut protéger d'autant plus sur les territoires où l'offre est naturellement plus limitée. **La table ronde au CRÉA, cinéma de territoire et diffusion en Charente-Maritime** En prélude au festival, l'association CRÉA, en partenariat avec Royan fait son cinéma, a organisé à la salle de la Passerelle à Meschers-sur-Gironde une table ronde sur le thème La salle de cinéma comme fenêtre sur les sujets de société, animée par Jean-Luc Brunet. Je retrouve Jimi Andréani des Rencontres du Sud qui dresse un constat lucide : la multiplication des films en salle — de 152 par an à l'origine à près de 750 aujourd'hui — noie le public, qui a besoin d'être guidé. Or les moyens financiers pour créer de l'événementiel et orienter ce public se réduisent. Il pointe aussi une fragilité structurelle dans les zones rurales : le public cinéphile traditionnel vieillit, les jeunes partent en ville, et le renouvellement ne se fait pas malgré les dispositifs scolaires. La question centrale, selon lui : comment faire vivre nos salles avec un public qui s'amenuise? **Marianne Rossi,** Coordinatrice de Ciné Passion 17, présente l'association qui fédère treize salles indépendantes de Charente-Maritime. Son rôle : soutenir les auteurs, les boîtes de production et de distribution du territoire, et diffuser leurs films. La mise en réseau permet aussi de mutualiser les frais lors des tournées de réalisateurs. **Chloé Deleforge, directrice et programmatrice de l'association CRÉA,** Chloé explique la force du label Art et Essai — un jury national qui sélectionne chaque année une cinquantaine de films reconnus pour leur qualité esthétique et le regard d'auteur qu'ils portent. Elle raconte son parcours : des études littéraires, une option cinéma en khâgne, une attirance pour le documentaire, puis un tour du monde de deux ans avec son compagnon pour réaliser un webdocumentaire sur les maisons écologiques. Cette expérience lui a montré l'énergie colossale que demande la production d'un film — et l'a convaincue qu'elle préférait aider les autres à diffuser leurs œuvres plutôt que de se battre seule derrière une caméra. Elle dirige le CRÉA depuis, un centre culturel de Saint-Georges-de-Didonne actuellement hors les murs pour travaux, accueilli provisoirement par Meschers. Face aux plateformes et aux multiplexes, sa réponse : la proximité, le lien social, la convivialité — cinéma en plein air, ciné-quiz, ciné-karaoké, esprit de guinguette. **Benoît Delépine et Animal Totem** Sur le parking du Lido, une légère tension monte : Benoît Delépine, réalisateur du film Animal Totem, est introuvable alors qu'il doit intervenir dans quelques minutes. Brigitte reste confiante. Puis arrive en trombe

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Depuis 2021, le Festival du Film de Société de Royan propose chaque année pendant cinq jours des films en version originale, des débats, des rencontres avec des réalisateurs et des comédiens. Soutenu par des partenaires privés et publics, il s'ancre chaque année un peu plus sur le territoire Royan Atlantique et attire un public toujours plus nombreux. Mais qu'est-ce qui pousse des gens à créer un tel événement en province ? Qu'est-ce qui fait courir les bénévoles, les programmateurs, les jurés lycéens, les spectateurs à 9h du matin ? Et qu'est-ce que le cinéma dit de nous, de notre époque, de nos combats ? Ce podcast vous emmène dans les coulisses de la cinquième édition, à la rencontre de ceux qui font le festival — et de ceux qui le vivent. Des grands noms aux voix anonymes, des salles obscures aux couloirs du Thalazur, il raconte un cinéma qui résiste, qui questionne, qui rassemble. Parce qu'à Royan comme ailleurs, voir autrement, c'est déjà un combat.

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