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France Libertés • Fréquence Terre

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by France Libertés – Fréquence Terre

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La Radio Nature • Info environnement, musiques du monde, ambiance Nature

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February 13, 2020

« On est à la fin d’un système », le regard de France Libertés

Crise climatique, sociale, démocratique, économique, le monde de 2020 doit faire face comme jamais à des défis majeurs pour l’avenir.<br /> Face à l’accélération des dérèglements politique, sociaux, environnementaux, il est temps de rompre avec un système libéral et productiviste qui mène l’humanité à sa perte. C’est le sens d&rsquo;un texte que va présenter dans quelques temps <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">France Libertés</a>. Sous le titre « Radicalisme utopique », la Fondation pointe l’urgence de la situation et lance des pistes pour changer de cap.<br /> <br /> * Avec Jérémie Chomette, le directeur de France Libertés<br /> <br /> Il y a plus de 30 ans, <a href="https://www.france-libertes.org/fr/le-mot-de-la-fondatrice/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Danielle Mitterrand</a> affirmait la nécessité pour l’humanité de repenser son rapport au monde. En ce début 2020, son constat est toujours d’actualité ?<br /> « Plus encore qu’avant peut-être. Il y a 30 ans, on parlait de <a href="https://frequenceterre.com/2016/11/22/30-ans-de-france-libertes-celebrent-resistances/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">LUTTER CONTRE TOUTES LES OPPRESSIONS</a>. Aujourd’hui, ces oppressions se multiplient et s’accélèrent. Donc il faut complètement reprendre les choses à la racine. Il faut repenser notre rapport au monde, repenser notre rapport aux autres, repenser notre rapport aux autres êtres vivants, et pas seulement aux êtres humains »<br /> Vous estimez qu’il y a une multiplication des crises ?<br /> « Oui, et c’est logique que ces crises soient liées les unes aux autres et qu’elles se multiplient. On est à la fin d’un système. On s’aperçoit que nos ressources sont de plus en plus limitées. Forcément, les personnes les plus riches ou celles qui sont au pouvoir, qui constituent une minorité, vont chercher à garder leurs privilèges au maximum. Elles voient qu’elles ne pourront plus faire autant de bénéfices en détruisant la planète. Elles vont chercher à survivre. Ce sont elles qui ont le pouvoir. Donc les crises vont se multiplier. »<br /> Pour produire du bonheur, « il faut une forme d’esclavage »<br /> Qu’est-ce qui cloche dans le monde de 2020 ?<br /> « On voit qu’on est arrivé à bout de notre système de fonctionnement. Notre système occidental est basé sur la domination d’une poignée d’hommes sur d’autres êtres humains, mais aussi des êtres humains sur toutes les ressources planétaires. Pour qu’on produise une forme de bonheur, qui est souvent de très artificiel, on a besoin de consommer énormément, de chercher à toujours développer la croissance économique. Pour développer la croissance économique, il faut des formes d’esclavage. C’est ce qu’on voit sur le plan social où, pour faire des vêtements, on va toujours délocaliser pour les concevoir là où on va payer 30 euros ou 30 dollars du mois les gens, que ce soit au Cambodge, en Chine ou en Ethiopie. On voit qu’on est obligé de dominer certaines autres personnes. De la même façon, pour continuer cette croissance, on est obligé d’extraire énormément de ressources, d’éléments naturels du sol. En fait, on est en train d’arriver au bout. La planète ne peut plus supporter tout ça. Il en est de même des humains qui sont dominés et qui se révoltent. Donc on est vraiment sur la fin d’un système. Les crises se multiplient puisque les privilégiés ne veulent pas lâcher et vont chercher à garder leurs privilèges. »<br /> <br /> Le système capitaliste et consumériste, que vous dénoncez dans le texte, est à bout de souffle ?<br /> « Exactement. C’est même les systèmes capitalistes et productivistes. Même dans d’autres façons de faire société, toute l’idée qui est basée sur la croissance, sur le productivisme, de devoir toujours faire plus, on ne peut plus. Il y a des limites et on est en train de dépasser toutes les limites. »<br /> Inventer d’autres formes de rapport au monde<br /> Pourtant,

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January 14, 2020

Radioka, le média autochtone guyanais qui compte

Il y a du nouveau dans le paysage médiatique de Guyane. Radioka est né. Radioka, c’est un média en ligne amazonien. Son ambition : être le réseau d’échanges d’informations sur l’actualité du monde autochtone de Guyane. Ce nouveau média est né il y a tout juste trois mois, à la mi-octobre.<br /> <br /> * Avec Ludovic Pierre, fondateur de <a href="https://radioka.makan-dev.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Radioka</a>.<br /> <br /> Qu&rsquo;est-ce qui vous a poussé à monter ce projet et quel est l&rsquo;objectif de Radioka ?<br /> « Radioka est axé sur trois grands objectifs. C’est tout d’abord de relayer les actualités autochtones de Guyane. Mais il s’agit également de relayer les actualités autochtones de par le monde, que ce soit en Nouvelle-Calédonie, au Brésil, au Canada, aux Etats-Unis, etc… Et le plus important c’est d’apporter l’analyse des peuples autochtones sur l’actualité, que ce soit sur l’économie, les enjeux scientifiques et divers sujets. »<br /> Donner de l&rsquo;écho aux autochtones<br /> Quelle est la signification du nom Radioka ?<br /> « Cela vient d’Oka, qui signifie écho, nouvelles d’ailleurs. en langue kali’na, une des langues autochtones de Guyane. »<br /> Radioka veut donc être un espace d’expression des peuples autochtones. Cela veut dire que ces peuples n’étaient pas entendus jusqu’alors sur les médias traditionnels ?<br /> « Pas suffisamment en tous cas et pas de la manière dont on voudrait aborder ces sujets-là. Pour pouvoir traiter un sujet comme un autochtone pourrait le faire, il faut redéfinir certains concepts, certains traits spécifiques aux autochtones. Il faut être capable de traduire quelques concepts de nos langues vers les langues européennes pour pouvoir apporter au mieux une analyse plus complète que ce que les médias actuels ont apporté jusqu’à aujourd’hui. »<br /> Les angles choisis par les médias clastiques ne prennent pas suffisamment en compte les peuples autochtones ?<br /> « Disons que la manière de traiter les sujet, à Guyane 1ere par exemple, c’est très académique. Cela baigne dans un contexte social où on a été exclu pendant longtemps. Du coup, la manière dont on traite le sujet enlève cet héritage social qu’ont les autochtones et les autres communautés. Cela entre en jeu dans l’analyse et la perception de toute information. »<br /> Pour être concret, il y a un exemple des sujets que vous abordez et de la manière dont vous les traitez ?<br /> « <a href="https://radioka.makan-dev.com/entretien-avec-jessi-americain-candidat-aux-municipales-2020-de-saint-laurent-du-maroni?fbclid=IwAR0ArX916pPqStyqglXreFKf2_WjiU5Jb2v0hNBy9Dh80L3-uDivE5Dk2Gk" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Le dernier article qui est paru</a> concerne les élections municipales de 2020 à Saint-Laurent du Maroni, dans l’ouest guyanais. Dans l’interview, j’ai abordé l’héritage traditionnels, la coutume, dans les enjeux urbains. La ville est un espace urbain. Nous on vient de communautés où la tradition et les coutumes sont encore très vivants. La plupart des médias ne s’intéressent pas beaucoup à ça. Ils attaquent directement les programmes de manière frontale, par l’économie par exemple à Saint-Laurent. Or Saint-Laurent et une commune où il y  a énormément de communautés différentes. Il faut vraiment prendre ça en compte. »<br /> Riches d&rsquo;une histoire pour exister<br /> Vous voulez également mieux valoriser les langues et cultures autochtones ?<br /> « Bien évidemment cela va ensemble. Dans Radioka il y aura quelques émissions qui seront en langues autochtones. Ce sera un espace pour découvrir les différentes langues qui existent en Guyane et un espace où les locuteurs peuvent pratiquer d’une autre manière. Cela pourra être un espace d’expression dans leur lague. La culture va avec. Il y aura une présentation des différentes cultures et des cultures qui ont existé avant. Parce qu’il y a eu plus de 30 peuples <a href="https://frequenceterre.

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December 10, 2019

Municipales 2020 : l’eau est un droit

L’eau est un droit pour tous. Pourtant, aujourd’hui encore, plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable. Et plus de quatre milliards ne bénéficient pas de réelles installations sanitaires.<br /> Il y a pourtant un défi mondial à relever, celui fixé par les <a href="https://www.un.org/fr/sections/issues-depth/water/index.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Nations Unies</a> d’assurer à ces milliards de personnes des services d’alimentation en eau et d’assainissement d’ici 2030. De quoi leur assurer une vie digne.<br /> Cet objectif concerne également la France. A l’occasion des élections municipales de 2020, 29 associations s’unissent à la campagne lancée par la <a href="http://www.coalition-eau.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Coalition eau</a> et la <a href="https://www.france-libertes.org/fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Fondation France Libertés</a>, <a href="https://www.france-libertes.org/fr/29-associations-lancent-la-campagne-leau-est-un-droit/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">« L’eau ne se mérite pas, c’est un droit »</a>.<br /> <br /> * Avec Justine Richer, chargée du programme “Eau, bien commun” à la Fondation France Libertés<br /> <br /> On connaît les difficultés, voir l’impossibilité d’accéder à l’eau et à l’assainissement dans énormément de régions dans le monde. Ce qu’on sait moins, c’est qu’en France aussi, des millions de personnes connaissent ces carences.<br /> « En France métropolitaine on compte 1,4 millions de Français qui n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable gérés en toute sécurité. Ce sont des chiffres de l’OMS et de l’Unicef qui datent de 2019. Ce sont des chiffres dont on n’a pas forcément conscience. On entend toujours parler de la situation mondiale dans laquelle 40% de la population seront confrontés à des pénuries d’eau d’ici 2050. Mais on sait moins ce qui se passe en France, alors que 7,5 millions de personnes en métropole ne disposent pas de service d’assainissement géré en toute sécurité. La situation en Outre-mer est encore plus alarmante. Par exemple en Guyane, 35 000 personnes n’ont pas accès à des services d’alimentation domestique en eau potable. Ce ce sont plus de 4 700 personnes qui pratiquent la défécation en plein air. Et 16 000 personnes recueillent leur eau de boisson directement à partir de sources d’eau de surface. »<br /> A quoi est-ce dû ?<br /> « En France, les raisons de ces difficultés d’accès sont principalement dues à des raisons économiques et de précarité. Ce sont des estimations qui recouvrent aussi bien des personnes qui vivent dans la rue, que des personnes vivant dans des bidonvilles, dans des squats, dans leur voiture, des gens du voyage. Il y a évidemment les personnes vivant dans des camps de migrants et qui sont dépourvus de confort sanitaire de base. Et il y a ces personnes qui voient leur facture d’eau dépasser 3% du revenu du ménage. Ce sont principalement des personnes sans emploi, seules, des retraités également. On considère au niveau de l’OCDE qu’une facture d’eau qui dépasse 3% du revenu d’un ménage, ce n’est pas acceptable. »<br /> Quelle conséquences concrètes pour ces familles touchées par ce manque d’accès à l’eau ou à l’assainissement ?<br /> Une source d’angoisse au quotidien<br /> « Les familles qui sont touchées par ce manque d’accès à l’eau sont obligées de trouver des solutions intermédiaires, des plans B. Par exemple, elles vont devoir trouver des accès à l’eau beaucoup plus loin de chez elles. Cela va provoquer un manque d’hygiène et une source d’angoisse au quotidien qui perturbe la vie sociale. Il y a par exemple des enfants qui ne veulent plus aller à l’école parce qu’ils sont moqués. Dans des habitats précaires ou mal isolés, on a des cas de propagations de maladies, cela peut être très rapide. Cela concerne les populations les plus vulnérables. »<br /> A l’occasion des élections municipales,

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