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Les amants de la guillotine

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by Le Point

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Podcast Overview

Au XIXe siècle, la guillotine ne chômait pas. La justice était sans pitié pour les criminels. Les têtes roulaient par centaines. C’est le tragique destin de certains de ces hommes et femmes condamnés à la peine capitale que ce podcast évoque. C’est l’abbé Bruneau qui jette dans un puits son curé pour le voler. C’est la Sophie qui se débarrasse de ses nouveau-nés en leur plantant une aiguille dans le cœur. C’est Vodable qui viole et tue la fille de sa maîtresse. C’est encore Jules-Isaac qui arrache la langue de sa grand-mère avant de l’assassiner. Des crimes misérables et sordides qui leur vaut la peine de mort. À l’époque, la justice est expéditive et sans appel. Le plus souvent, l’exécution suit le crime de quelques mois. Le spectacle attire la foule, adultes et enfants mêlés. Chacun épie avec gourmandise, le moindre signe de faiblesse du condamné devant la « Raccourcisseuse ». Certains pleurent, d’autres plastronnent. Leurs cadavres sectionnés en deux sont enterrés à la va-vite dans le carré des condamnés à mort du cimetière local ou encore finissent entre les mains des étudiants en médecine. Oyez, oyez, le destin tragique des assassins du XIXe siècle !<hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>

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Episode thumbnail for L'abbé Bruneau, le curé assassin ?

February 24, 2021

L'abbé Bruneau, le curé assassin ?

Ordonné prêtre en 1886, l'abbé Bruneau est nommé vicaire à Astillé, en Mayenne. C'est un grand gaillard, efflanqué et glabre qui manifeste une ferveur exaltée. Ainsi capte-t-il la confiance des dames pieuses. Celles-ci sont loin de se douter que leur nouveau vicaire cache une âme luxurieuse. Dès qu'il le peut, il enfile des vêtements civils pour fréquenter les bordels de Laval. Là, il couvre ses maîtresses d'un jour de bijoux.Mais où trouve-t-il l'argent nécessaire, lui, un pauvre curé ? Tout simplement dans la poche des âmes charitables de sa paroisse. Celles-ci lui confient leurs économies en croyant qu'elles seront remises à des œuvres pieuses. Tu parles, le bougre s'empresse d'aller dépenser ces oboles dans les bordels lavallois. Il est tellement généreux avec elles que les femmes galantes venaient le chercher en voiture directement chez lui, à Astillé. Mais bientôt l'argent lui manque. Alors, il n'hésite pas à voler son curé et à prendre des assurances sur son logis, auquel il met le feu.Les autorités diocésaines, l'ayant à l'œil depuis longtemps, étouffent le scandale qui pointe en le mutant auprès du curé Fricot de la commune d'Entrammes. Croyez-vous que l'abbé Bruneau prit l'avertissement au sérieux ? Pas du tout. La chair est bien faible. Bientôt, le voilà de retour auprès des petites femmes de Laval. Et il recommence à détourner l'argent de ses paroissiennes bien naïves. Il parvient même à convaincre une vieille religieuse d'Évron de lui confier 16 000 francs afin à les distribuer à de bonnes œuvres. Bientôt, il n'y a plus de paroissiennes à convaincre de lui remettre leurs économies, alors il vole le curé Fricot. Il fait main basse sur 600 francs que celui-ci cachait dans son secrétaire. Le bon curé se doute de l'identité du coupable, mais refuse de le dénoncer à la gendarmerie. Quatre jours plus tard, il était mort ! Son cadavre est retrouvé dans un puits, Le cadavre est hideux à voir, le crâne fendu, les cheveux souillés de sang, les narines poissées de mucosités noirâtres, la face balafrée par une énorme blessure, le nez en bouillie, tous les membres brisés.Après enquête, il apparut que le malheureux avait été jeté dans le puits où, durant plusieurs heures, il s'était agrippé au tuyau de la pompe pour éviter la noyade. Ses cris n'alertèrent personne, sinon l'assassin qui revint à la nuit tombée pour achever son œuvre en balançant de nombreuses bûches. Le lendemain de la disparition de l'abbé Fricot, c'est sa bonne Jeannette qui, découvrant les bûches dans le puits, avertit les gendarmes.Il n'y eut qu'un cri dans le village : « C'est le vicaire qui a fait le coup ! » Sans se démonter, celui-ci protesta vivement de son innocence. Comme aucune preuve accablante ne le désignait comme l'assassin, il fut d'abord laissé en liberté. Pas pour bien longtemps. Les enquêteurs recueillent rapidement auprès d'une brave religieuse un témoignage surprenant. Le lendemain du crime, l'abbé Bruneau lui aurait confié : « Monsieur le curé est dans son puits ; je l'ai vu passer tête basse, hier soir vers 6 heures et demie, se dirigeant vers le fond du jardin, mais je n'ai pas voulu que sa mémoire soit ternie par un suicide. On a jeté des bûches sur lui et, comme il n'a pas pu sortir du puits pour les lancer sur le corps, tout le monde croira qu'il a été assassiné. » Ce témoignage suffit pour arrêter l'abbé. À son tour, la bonne de l'abbé Fricot l'accusa d'avoir tenté de la jeter dans le puits. Et, pour aggraver son cas, on lui mit sur le dos un crime commis quelques mois plus tôt, celui d'une fleuriste de Laval. Celle-ci avait été retrouvée dans son lit, la gorge béante jusqu'à la colonne vertébrale, la paupière gauche arrachée, l'œil droit crevé, le corps lardé de 43 coups de couteau, des artères se voyaient à l'œil nu. Son magasin avait été entièrement dévalisé. Lors du procès aux assises de l'abbé, une cliente de la fleuriste témoigna que le vicaire avait rendez-vous avec celle-ci le soir du crime. Un cocher affirma...<hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>

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February 10, 2021

Jules-Isaac Huort, l'arracheur de langue

Jules-Isaac Huort est un enfant paresseux et sournois. À 14 ans, ses parents le placent comme apprenti chez un perruquier de Cognac. Mais ses chapardages finissent par le faire renvoyer. Alors, il traîne dans la rue avec une bande de voyous, se livre à la débauche. Qu'en faire ? À 18 ans, ses parents désespérés l'envoient à l'armée, espérant que l'uniforme l'assagira. Au début, tout se passe bien. Il est même nommé caporal, mais sa conduite lui fait vite perdre ses galons. En cinq ans, il accumule 322 jours de punition et lorsqu'il quitte l'uniforme, on ne lui remet pas le certificat de bonne conduite.Le voilà de retour à Cognac. Ses parents le placent comme garçon coiffeur chez un certain Dousset. Aussitôt, Jules reprend ses mauvaises habitudes et pique à deux reprises dans la caisse. Si son patron ne porte pas plainte, c'est que sa grand-mère le rembourse. La veuve Laversanne a un petit faible pour Jules malgré ses défauts. Celui-ci l'a bien compris et en profite. Maintenant qu'il est sans emploi, il n'hésite pas à la taper de quelques francs. Mais un jour, trop, c'est trop. Quand les sommes données à son petit-fils atteignent 1 500 francs, la bonne grand-mère lui annonce qu'à l'avenir il ne devra plus compter sur sa gentillesse.Jules doit donc se résoudre à trouver du boulot. Comme à Cognac, il est grillé, ses parents l'expédient à Rochefort. Ils lui remettent un billet de train et un oncle lui donne 25 francs. Inutile de dire que le bon Jules-Isaac ne goûte pas ce départ forcé. Il en veut surtout à sa grand-mère, cette vieille bique qui ne veut plus l'aider. Avant de sauter dans le train pour Rochefort, il prend le temps de visiter celle-ci. Il lui joue le numéro du petit-fils repenti. Ah ! il regrette tellement les chagrins qu'il lui a causés. Si elle pouvait lui pardonner. Et sortez les violons ! La veuve Laversanne est bouleversée. Mais cette petite comédie cache un futur drame.« Il n'a cessé de me frapper que quand il m'a crue morte »Jules-Isaac n'est pas à Rochefort depuis cinq jours qu'il saute dans le train pour revenir à Cognac avec l'intention de dévaliser sa grand-mère. De gré ou de force, il s'emparera du magot de la vieille ! Le 27 février 1880, à la nuit tombante, le jeune homme arrive chez sa grand-mère en passant par les toits. Glissant le long d'un arbre, il se laisse tomber dans la cour située derrière la maison. Il ramasse une lourde pierre avant d'y pénétrer par la porte d'entrée entrouverte. Âgée de 74 ans, la veuve Laversanne est déjà au lit. La suite, c'est elle qui va la raconter aux voisins attirés par le bruit. Son petit-fils a pris la poudre d'escampette, la laissant comme morte dans une mare de sang. Cependant, elle a encore la force de parler avant de mourir :« Mon petit-fils est entré chez moi, sans être attendu, pour m'embrasser, me dit-il. S'approchant du lit, il me demanda aussitôt de l'argent. Je me mis sur mon séant et lui dis : “Je vais me lever et t'en donner.” Il ne m'en a pas laissé le temps. Il s'est jeté sur moi en me frappant malgré mes cris, et me disant : “Tu n'en auras jamais assez.” Il m'a pris les mains qu'il a serrées fortement et a cherché à m'arracher la langue en m'introduisant ses doigts dans la bouche. Me croyant morte à la suite de tant de coups, il a allumé la bougie, a pris dans la poche de ma robe la clé de mon secrétaire et a cherché l'argent qui se trouvait dans ce meuble. Il n'y avait que 3,50 francs qu'il a emportés en se sauvant par les toits comme il était venu. Malgré mes cris, malgré la grâce que je lui demandais pour moi, il n'a cessé de me frapper que quand il m'a crue morte. Mais j'ai pu suivre tous ses mouvements. » Lors du procès de Jules-Isaac, pour prouver la violence des coups, le président du tribunal fait passer un bocal contenant la langue, le larynx et le pharynx de la victime, plus une tumeur extraite de l'abdomen !Jules-Isaac Huort est vite arrêté. À la cour d'assises de la Charente, à Angoulême, les jurés n'hésitent pas à le déclar...<hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>

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January 27, 2021

Jean Vodable, tueur par vengeance

Jean Vodable naît à Paris en 1851. Son enfance se déroule près d’Issoire chez ses grands-parents agriculteurs. Ce petit Parisien grandit sagement à la campagne. Rien ne laisse prédire les crimes horribles à venir. Vers l’âge de 15 ans, il regagne la capitale pour assister au décès de son père. Sachant à peine lire, il prend un emploi de charretier à la Compagnie parisienne du gaz, où il gagne correctement sa vie. Mais il gaspille l’essentiel de son salaire en boissons. Il fréquente des femmes de mauvaise vie. Bref, il se laisse glisser sur la pente d’une vie déréglée. En 1883, il rencontre une certaine Pauline Malfilâtre, 36 ans, chez qui il emménage dans le quartier Popincourt. Celle-ci gagne sa vie sur le trottoir. Non pas comme grisette, mais en tant que balayeuse de la Ville de Paris. Pauline est la mère d’une fillette de 11 ans, Alexandrine, qu’elle a eue d’une précédente union.Bientôt, la jeune mère ne supporte plus l’ivrognerie de Vodable et ses crises de fureur au cours desquelles il n’hésite pas à la battre comme plâtre. Un jour, l’ignoble individu tire plusieurs coups de revolver dans la direction de Pauline sans la toucher. Trop, c’est trop ! La jeune femme ordonne à Vodable de déguerpir. Du balai ! fait la balayeuse. Le bonhomme s’exécute, mais jure de se venger.Quelques mois plus tard, le vendredi 29 novembre 1889, ivre mort, il s’introduit vers 7 heures du matin chez son ancienne maîtresse en forçant sa porte avec un rossignol. Il sait que, à cette heure-là, Pauline est déjà partie travailler, laissant sa fille Alexandrine en train de faire ses devoirs.La fillette est surprise et fâchée de voir apparaître l’ex-compagnon de sa mère. Vodable la saisit pour lui faire avouer que sa mère a un amant. La fillette refuse de répondre. Alors le monstre saute sur elle et l’étrangle avec une cordelette. La fillette ne résiste pas bien longtemps. Bientôt, elle n’est plus qu’une poupée de chiffon dans ses paluches. Le voilà enfin vengé de la mère. Mais cela ne lui suffit pas. À la vue de ce petit corps sans défense, ses sens s’enflamment. Vodable viole le petit corps avant de le pousser sous le lit.Un assassin ordinaire aurait rapidement fui. Mais pas lui ! Il s’installe sur un fauteuil, attendant le retour de Pauline. Vers 11 heures, celle-ci est enfin de retour à l’appartement. Se retrouvant face à son ancien amant, elle sent la peur monter en elle. Où est sa fille ? Vodable lui explique qu’elle s’est rendue à l’école et qu’il lui a même donné 15 centimes pour rester à la cantine. Se calmant, Alexandrine prépare à déjeuner pour se donner une contenance. Ils mangent. Le charretier s’emploie à la convaincre qu’il a changé et qu’il se conduira mieux à l’avenir. Elle fait comme si elle le croyait. Et quand il manifeste l’envie de lui faire l’amour, elle se laisse faire. Sans savoir que le cadavre de sa fille est sous le lit.Vers dix-huit heures, Pauline s’inquiète. Sa petite n’est pas de retour de l’école. Vodable lui propose d’aller jusqu’à l’établissement pour la récupérer. Là, on leur explique que la petite fille n’a pas paru de la journée. Poussant la perversité jusqu’au bout, le charretier accompagne sa maîtresse au commissariat de police où il se montre d’un tel mépris pour les inspecteurs que ceux-ci en viennent presque à l’arrêter pour injure.Désespérée, Pauline rentre chez elle, se laissant accompagner par Vodable. Morte d’angoisse, elle ne pourrait pas passer la nuit seule à se faire du sang d’encre. Ils se couchent ensemble. Le lendemain matin, quand elle se réveille, son amant a déjà disparu. Plus tard, la police s’apercevra qu’il est parti avec un bracelet qu’il avait donné à sa compagne trois ans auparavant. Espérant encore le retour de sa fille, Pauline entreprend de faire le ménage pour se calmer les nerfs. Quand elle se baisse pour balayer sous le lit, elle découvre avec stupéfaction les livres d’écoles et le plumier d’Alexandrine. La terrible réalité commence à se dessiner dans son esprit. Elle a...<hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>

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Au XIXe siècle, la guillotine ne chômait pas. La justice était sans pitié pour les criminels. Les têtes roulaient par centaines. C’est le tragique destin de certains de ces hommes et femmes condamnés à la peine capitale que ce podcast évoque. C’est l’abbé Bruneau qui jette dans un puits son curé pour le voler. C’est la Sophie qui se débarrasse de ses nouveau-nés en leur plantant une aiguille dans le cœur. C’est Vodable qui viole et tue la fille de sa maîtresse. C’est encore Jules-Isaac qui arrache la langue de sa grand-mère avant de l’assassiner. Des crimes misérables et sordides qui leur vaut la peine de mort. À l’époque, la justice est expéditive et sans appel. Le plus souvent, l’exécution suit le crime de quelques mois. Le spectacle attire la foule, adultes et enfants mêlés. Chacun épie avec gourmandise, le moindre signe de faiblesse du condamné devant la « Raccourcisseuse ». Certains pleurent, d’autres plastronnent. Leurs cadavres sectionnés en deux sont enterrés à la va-vite dans le carré des condamnés à mort du cimetière local ou encore finissent entre les mains des étudiants en médecine. Oyez, oyez, le destin tragique des assassins du XIXe siècle !<hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>

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