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Sans déconner ?!

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by Sans déconner

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Podcast Overview

<p>Tout est vrai ! Ces récits incroyables dont on n’avait jamais entendu parler !</p><p>Trois fois par semaines, une histoire méconnue, un événement oublié, un parcours hors du commun, narré en moins de 10 minutes.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>

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1/20/2026

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March 31, 2026

Jack Sheppard, le voleur le plus célèbre de Londres

<p>Le 16 novembre 1724, Londres retient son souffle. À Tyburn, le grand lieu d’exécution publique de la capitale, une foule immense — on parle de 200 000 personnes — se presse pour assister à la pendaison d’un jeune homme de 21 ans. Son nom : John Sheppard, mais tout le monde l’appelle Jack. À première vue, ce n’est qu’un voleur de plus dans une ville qui en compte beaucoup. Mais dans l’Angleterre du XVIIIᵉ&nbsp;siècle, Jack Sheppard est déjà une célébrité. Non pas tant pour ses larcins que pour ce qui a fait sa légende : ses évasions spectaculaires, répétées, humiliantes pour les geôliers, fascinantes pour le peuple. </p><br><p>Jack naît en 1702 à Spitalfields, dans l’est de Londres, dans une famille modeste de charpentiers. Son père meurt alors qu’il n’a que quatre ans. Sa mère élève seule ses enfants. En grandissant, Jack suit la voie familiale et devient apprenti charpentier. Il est petit, mais puissant, agile, habile de ses mains — notamment avec les boulons, les verrous, les serrures. Et cela compte. Car dans le Londres de l’époque, la frontière entre travail honnête et délinquance est parfois mince. La Grande-Bretagne s’enrichit grâce au commerce et à l’expansion coloniale, mais une partie de la classe ouvrière est laissée de côté. Beaucoup basculent vers le vol, le marché noir, les combines. Jack aime les beaux habits, le luxe, les tavernes, les prostituées. Il partage un temps sa vie avec Elizabeth Lyon, surnommée Edgeworth Bess. Plus tard, la littérature populaire fera d’elle la femme fatale qui l’aurait entraîné au crime. C’est un cliché très répandu au XVIIIᵉ&nbsp;siècle : faire porter à une femme la chute morale d’un homme. En réalité, Jack avait déjà commencé à voler avant de la rencontrer.</p><br><p>Beaucoup le voient moins comme un monstre que comme un gamin débrouillard qui s’en prend aux riches dans un système profondément inégal. Car à cette époque, la justice anglaise est d’une extrême sévérité. Les crimes contre les biens sont parfois plus lourdement punis que les violences contre les personnes. Dans cette société où la propriété est devenue sacrée, on peut être condamné à mort pour un simple vol. Jack Sheppard finit par être arrêté. Pas grâce à une enquête brillante, mais parce qu’il est trahi. En 1724, Jack est arrêté cinq fois. Et il s’évade quatre fois. C’est là que naît la légende.</p><br><p>Le 19 mai 1724, il est enfermé à la prison de Clerkenwell, pieds et poings liés, avec Elizabeth Lyon. Mais les mesures de sécurité sont insuffisantes, et des amis réussissent à faire passer des outils dans la cellule. Le 25 mai, Jack se libère de ses menottes, scie les barreaux de la fenêtre, descend dans la cour avec Elizabeth, puis fabrique des marches improvisées à l’aide d’un burin. Les journaux s’emparent de l’affaire. Ils suivent ses exploits avec enthousiasme. Une récompense est promise pour sa capture. Plus il fuit, plus il devient célèbre. Puis vient l’épisode décisif.</p><br><p>Renvoyé à Newgate, Jack est enfermé dans la pièce la plus sûre de la prison, surnommée “le Château”. Le 15 octobre 1724, il accomplit l’impossible. Enchaîné au sol, il parvient à se libérer. Avec un maillon brisé de ses fers, il fracasse une partie de la cheminée, grimpe à l’intérieur, débouche dans une pièce murée depuis sept ans, puis franchit six portes successives, qu’il force, démonte ou déverrouille une à une. Quand il retrouve la liberté, Londres est stupéfaite. Mais Jack ne sait pas disparaître. Il recommence à voler, parade en ville vêtu de ses plus beaux habits, se fait reconnaître… et arrêter presque aussitôt. Cette fois, les autorités ne prennent plus aucun risque. Il est enchaîné au sol, surveillé jour et nuit jusqu’à son exécution. Et même là, il garde son aplomb.</p><br><p>À Tyburn, devant cette foule immense, Jack Sheppard plaisante encore pendant qu’on lui passe la corde au cou. Ce mélange de charme, d’insolence, de défi au pouvoir judiciaire transforme définitivement le voleur en héros populaire.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>

Episode thumbnail for 1945 : les USA prévoient une 3e bombe atomique sur le Japon ?

March 24, 2026

1945 : les USA prévoient une 3e bombe atomique sur le Japon ?

<p>À l’été 1945, les États-Unis viennent d’ouvrir une ère nouvelle et terrifiante : celle de l’arme atomique. Le 16 juillet, un premier essai a lieu dans le désert du Nouveau-Mexique. Puis viennent Hiroshima, le 6 août, et Nagasaki, le 9 août. Deux villes japonaises anéanties. Deux bombardements qui ont figé le monde.</p><p>Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’après Nagasaki, l’histoire aurait pu continuer.</p><br><p>En juillet 1945, les Américains disposent de suffisamment de matière pour trois bombes complètes : Gadget, utilisée pour l’essai Trinity ; Little Boy, larguée sur Hiroshima ; et Fat Man, utilisée à Nagasaki. Il leur reste même presque assez de plutonium pour une quatrième arme. Autrement dit : le processus ne s’arrêtait pas à deux bombes. Il était en marche.</p><br><p>Au lendemain de l’essai Trinity, le général Leslie Groves, directeur militaire du projet Manhattan, estime déjà qu’il faudra probablement trois bombes, peut-être quatre. Cette idée n’a rien d’extravagant à l’époque. Les dirigeants américains n’imaginent pas forcément que deux frappes suffiront à forcer le Japon à se rendre. Ils pensent que la bombe atomique est une arme nouvelle, puissante, mais ils ignorent encore si elle sera décisive à elle seule. D’autant que le Japon n’a pas cédé malgré des mois de bombardements conventionnels. Depuis mars 1945, les raids incendiaires américains ravagent les villes japonaises. Tokyo, notamment, a déjà connu une nuit de feu qui a fait plus de 100 000 morts. Plus de soixante autres villes ont subi des destructions massives. Et pourtant, le pouvoir japonais tient encore.</p><br><p>Côté américain, les choses sont claires : l’ordre du 25 juillet 1945 n’autorise pas une seule attaque atomique, mais prévoit que des bombes supplémentaires seront larguées dès qu’elles seront prêtes. C’est un point essentiel. L’ordre ne porte pas seulement sur Hiroshima. Il ouvre la voie à une série de frappes nucléaires. Et après Hiroshima, on n’attend pas longtemps : la météo annoncée comme défavorable pour le 10 août pousse les responsables sur place à avancer la mission. Sans consulter Truman, ni même le secrétaire à la Guerre Henry Stimson, ils décident d’utiliser Fat Man dès le 9 août. Ce sera Nagasaki. Ce détail compte énormément : Truman avait été informé de la première attaque, mais pas de la seconde. Il découvre que les militaires se considèrent, en pratique, autorisés à poursuivre dès qu’une bombe est disponible. Or, au même moment, la suivante approche.</p><br><p>Le 10 août,Truman réagit. Il fait transmettre une instruction ferme : aucune nouvelle bombe ne doit être utilisée sans son autorisation expresse. Pourquoi ce changement ? Les historiens débattent encore. Certains estiment qu’il veut reprendre le contrôle politique d’un processus qui lui échappe. D’autres pensent qu’il est horrifié par l’idée d’un nouveau massacre. Selon le journal de son secrétaire au Commerce Henry Wallace, Truman aurait dit qu’il trouvait trop horrible l’idée de tuer 100 000 personnes de plus, parlant même de “tous ces enfants”. Mais il ne renonce pas pour autant à l’option nucléaire.</p><br><p>Pendant que les discussions traînent entre le 10 et le 14 août, les chefs militaires continuent à raisonner comme si une troisième attaque allait devoir avoir lieu. Quelques heures seulement avant la capitulation japonaise, Truman confie même à l’ambassadeur britannique qu’il n’a désormais “pas d’autre choix” que d’ordonner une nouvelle attaque atomique si le Japon persiste. Puis, finalement, le Japon accepte de capituler. C’est ce qui empêche la troisième bombe de tomber.</p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>

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March 22, 2026

1932 : l'Australie perd une guerre contre des oiseaux

<p>C’est une guerre dont le nom fait sourire aujourd’hui. Une guerre sans tranchées, sans généraux célèbres, sans victoire humaine. Une guerre improbable, presque absurde. Et pourtant, elle a bien eu lieu. Nous sommes en Australie, en 1932. Et face à l’armée… se dressent des émeus. L’histoire commence quelques années plus tôt, à la sortie de la Première Guerre mondiale. Le gouvernement australien encourage alors des milliers de vétérans, plus de 5 000 anciens soldats, à s’installer en Australie-Occidentale. L’objectif est clair : mettre en valeur des terres agricoles et relancer l’économie. Mais la réalité est plus rude. Les sols sont pauvres, les pluies irrégulières. Et en 1932, une sécheresse sévère aggrave encore la situation. C’est alors qu’un nouvel adversaire apparaît.</p><br><p>Près de 20 000 émeus, de grands oiseaux incapables de voler mais parfaitement adaptés à la course, migrent vers ces zones agricoles à la recherche de nourriture. Leur passage est dévastateur : ils piétinent les cultures, détruisent les récoltes et brisent les clôtures, ouvrant la voie à d’autres nuisibles comme les lapins. Pour les agriculteurs déjà fragilisés, c’est un désastre. Face à l’ampleur du problème, ils demandent l’aide du gouvernement. Et la réponse est… militaire. </p><br><p>Le 2 novembre 1932, trois soldats du Royal Australian Artillery sont envoyés sur place. Ils sont équipés de deux mitrailleuses. Leur mission : éliminer les émeus et protéger les exploitations. Sur le papier, l’opération semble simple. Dans les faits, elle va tourner au fiasco. Dès les premiers jours, les soldats découvrent un ennemi inattendu. Les émeus ne se comportent pas comme un troupeau docile. Au lieu de rester groupés, ils se dispersent rapidement, rendant toute cible difficile à atteindre.</p><p>En trois jours, seuls 30 oiseaux sont abattus. Les soldats tentent alors une embuscade près d’un point d’eau. Cette fois, des milliers d’émeus sont rassemblés. La situation semble idéale. Mais au moment crucial… l’une des mitrailleuses s’enraye. Nouvel échec.</p><br><p>Peu à peu, l’opération devient presque ridicule aux yeux du public. Les témoignages s’accumulent et décrivent des scènes étonnantes. Certains observateurs affirment que les émeus semblent s’organiser en groupes, avec des individus jouant le rôle de guetteurs pour alerter les autres de la présence humaine. Des chauffeurs de camion, mobilisés pour rabattre les oiseaux vers les tireurs, racontent avoir vu des émeus courir à plus de 55 km/h, même sur un terrain accidenté. L’un de ces camions finit même par s’écraser en tentant de les poursuivre. Plus surprenant encore : la résistance des animaux. Le commandant de l’opération, Gwynydd Purves Wynne-Aubrey Meredith, déclare que les émeus semblent faire face aux tirs « avec une invulnérabilité comparable à celle des chars d’assaut ». Après 45 jours d’opération, le bilan est sans appel. Environ 2 500 émeus ont été abattus, une fraction seulement de la population. Et les dégâts agricoles, eux, continuent.</p><p>Face à cet échec, le gouvernement met fin à l’intervention. Dans cette guerre improbable, ce sont les émeus qui l’emportent. Mais au-delà de l’anecdote, cet épisode révèle quelque chose de plus profond. </p><hr><p style='color:grey; font-size:0.75em;'> Hébergé par Acast. Visitez <a style='color:grey;' target='_blank' rel='noopener noreferrer' href='https://acast.com/privacy'>acast.com/privacy</a> pour plus d'informations.</p>

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